“Paul, apôtre de Jésus-Christ par appel, par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été consacrés en Jésus-Christ et qui sont saints par appel, avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, qui est leur Seigneur comme le nôtre : Grâce et paix à vous de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ ! Je rends toujours grâce à mon Dieu, à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ ; car en lui vous êtes devenus riches de tout, de toute parole et de toute connaissance, puisque le témoignage du Christ a été confirmé en vous. Dès lors, il ne vous manque aucun don de la grâce, en attendant la révélation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est lui qui vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Dieu est digne de confiance, lui par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur.” “Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous le même langage : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même pensée et dans le même dessein. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » — « Et moi, à Apollos ! » — « Et moi, à Céphas ! » — « Et moi, au Christ ! » Le Christ est-il divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est-ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?” “Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. — Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. — ” “Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, la parole de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : \@Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents\@. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non-Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains. Regardez, mes frères, comment vous avez été appelés : il n’y a pas parmi vous beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Dieu a choisi ce qui est fou dans le monde pour faire honte aux sages ; Dieu a choisi ce qui est faible dans le monde pour faire honte à ce qui est fort ; Dieu a choisi ce qui est vil dans le monde, ce qu’on méprise, ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est, de sorte que personne ne puisse faire le fier devant Dieu. Or c’est grâce à lui que vous êtes en Jésus-Christ, qui a été fait pour nous sagesse venant de Dieu — mais aussi justice, consécration et rédemption, afin, comme il est écrit, \@que le fier mette sa fierté dans le Seigneur\@.” “Pour ma part, mes frères, lorsque je suis venu chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis venu vous annoncer le mystère de Dieu. Car j’ai jugé bon, parmi vous, de ne rien savoir d’autre que Jésus-Christ — Jésus-Christ crucifié. Moi-même, j’étais chez vous dans un état de faiblesse, de crainte et de grand tremblement ; ma parole et ma proclamation n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse ; c’était une démonstration d’Esprit, de puissance, pour que votre foi ne soit pas en la sagesse des humains, mais en la puissance de Dieu.” “Cependant, c’est bien une sagesse que nous énonçons parmi les gens « accomplis » : une sagesse qui n’est pas de ce monde ni des princes de ce monde, qui doivent être réduits à rien ; nous énonçons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, celle que Dieu a destinée d’avance, depuis toujours, à notre gloire ; aucun des princes de ce monde ne l’a connue, car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur glorieux. Mais c’est, comme il est écrit, \@ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, et ce qui n’est pas venu au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment\@. Or c’est à nous que Dieu l’a révélé par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Qui donc, parmi les humains, sait ce qui relève de l’humain, sinon l’esprit de l’humain qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qui relève de Dieu, sinon l’Esprit de Dieu. Or nous, ce n’est pas l’esprit du monde que nous avons reçu, mais l’Esprit qui vient de Dieu, pour que nous sachions ce que Dieu nous a donné par grâce. Et nous en parlons, non avec les discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, en associant le spirituel au spirituel. Mais l’homme naturel n’accueille pas ce qui relève de l’Esprit de Dieu, car c’est une folie pour lui ; il ne peut pas connaître cela, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’être spirituel, lui, juge de tout, tandis que lui-même n’est jugé par personne. En effet, \@qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire ?\@ Or nous, nous avons la pensée du Christ.” “Quant à moi, mes frères, ce n’est pas comme à des êtres spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des êtres charnels, comme à des tout-petits dans le Christ. Je vous ai donné du lait ; non pas de la nourriture solide, car vous n’auriez pas pu la supporter ; d’ailleurs, maintenant même vous ne le pourriez pas, parce que vous êtes encore charnels. En effet, pour autant qu’il y a parmi vous des passions jalouses et des disputes, n’êtes-vous pas charnels ? Ne vous comportez-vous pas d’une manière tout humaine ? Quand l’un dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » et un autre : « Moi, à Apollos ! », êtes-vous autre chose que des humains ?” “Qu’est-ce donc qu’Apollos ? Qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs, par l’entremise desquels vous êtes venus à la foi, selon ce que le Seigneur a accordé à chacun. Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui faisait croître. Ainsi, ce n’est pas celui qui plante qui importe, ni celui qui arrose, mais Dieu, qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose ne sont qu’un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre travail. Car nous sommes des collaborateurs de Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, la construction de Dieu. Selon la grâce de Dieu qui m’a été accordée, comme un sage maître d’œuvre, j’ai posé les fondations, et quelqu’un d’autre construit dessus. Mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit.” “Personne, en effet, ne peut poser d’autre fondation que celle qui est en place, à savoir Jésus-Christ. Que l’on construise sur ces fondations avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin ou du chaume, l’œuvre de chacun deviendra manifeste, car le jour la mettra en évidence ; en effet, c’est dans le feu qu’il se révélera, et l’épreuve du feu montrera ce que vaut l’œuvre de chacun. Si l’œuvre que quelqu’un a construite demeure, il recevra un salaire. Si l’œuvre de quelqu’un est brûlée, il en subira la perte ; lui, certes, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.” “Ne savez-vous pas que vous êtes le sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, Dieu le détruira ; car le sanctuaire de Dieu est saint — c’est là ce que, vous, vous êtes.” “Que personne ne se trompe lui-même : si quelqu’un parmi vous se considère comme sage selon ce monde, qu’il devienne fou pour devenir sage. En effet, la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Car il est écrit : \@Il prend les sages à leur propre ruse\@. Et encore : \@Le Seigneur connaît les raisonnements des\@ sages, \@il sait qu’ils sont futiles\@.” “Que personne ne mette donc sa fierté dans des hommes ; car tout vous appartient, soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit le présent, soit l’avenir. Tout vous appartient ; mais vous, vous appartenez au Christ, et le Christ appartient à Dieu.” “Ainsi, qu’on nous considère comme des serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Du reste, ce qu’on demande d’un intendant, c’est qu’il soit digne de confiance. Quant à moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par une juridiction humaine. Je ne me juge pas non plus moi-même ; car je n’ai rien sur la conscience, mais je n’en suis pas justifié pour autant : celui qui me juge, c’est le Seigneur. Ne portez donc aucun jugement avant le temps fixé, avant la venue du Seigneur qui mettra en lumière les secrets des ténèbres et qui rendra manifestes les décisions des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu sa louange. Mes frères, c’est à cause de vous que j’ai usé de ces images à propos de moi-même et d’Apollos. Vous apprendrez ainsi, à notre exemple, à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, afin qu’aucun de vous ne se gonfle d’orgueil en prenant parti pour l’un contre l’autre.” “En effet, qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi fais-tu le fier, comme si tu ne l’avais pas reçu ? Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, vous avez commencé à régner sans nous ! Si seulement vous régniez vraiment ! Alors nous aussi nous régnerions avec vous ! Car Dieu, il me semble, nous a exhibés, nous, les apôtres, à la dernière place, comme des condamnés à mort : nous avons été offerts en spectacle au monde, aux anges et aux humains. Nous, nous sommes fous à cause du Christ, mais vous, vous êtes avisés dans le Christ ; nous, nous sommes faibles, mais vous, vous êtes forts. Vous, vous êtes glorieux, mais nous, nous sommes déshonorés ! Jusqu’à l’heure présente, nous sommes exposés à la faim, à la soif, au dénuement, aux coups, à une vie errante ; nous nous donnons de la peine en travaillant de nos propres mains ; insultés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; diffamés, nous encourageons ; nous sommes devenus les déchets du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant.” “Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris cela ; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. En effet, quand vous auriez dix mille surveillants dans le Christ, vous n’avez pas plusieurs pères : c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par la bonne nouvelle. Je vous y encourage donc, imitez-moi.” “A cet effet, je vous ai envoyé Timothée, qui, dans le Seigneur, est mon enfant bien-aimé et digne de confiance ; il vous rappellera mes voies en Jésus-Christ, telles que je les enseigne partout, dans toutes les Eglises. En pensant que je ne viendrais pas vous voir, quelques-uns se sont gonflés d’orgueil. Or je viendrai vous voir bientôt, si telle est la volonté du Seigneur, et je connaîtrai, non pas la parole, mais la puissance de ceux qui se sont gonflés d’orgueil. Car le règne de Dieu ne consiste pas en parole, mais en puissance. Que voulez-vous ? Que je vienne vous voir avec un bâton, ou avec amour et dans un esprit de douceur ?” “Partout on entend parler de l’inconduite sexuelle qui a cours parmi vous, une inconduite telle qu’on ne la rencontre même pas ailleurs dans les nations ; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père. Et vous êtes gonflés d’orgueil ! N’auriez-vous pas plutôt dû en être désolés, jusqu’à ce que celui qui a fait une chose pareille soit enlevé du milieu de vous ? Quant à moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a agi de la sorte. Quand vous serez rassemblés au nom de notre Seigneur Jésus, vous et mon esprit, avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu’on livre un tel homme au Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur ! Il n’y a pas de quoi être fiers ! Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ?” “Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain ; car le Christ, notre Pâque, a été sacrifié. Célébrons donc la fête, non pas avec du vieux levain, ni avec un levain de malfaisance et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité.” “Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir de relations avec ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle. Ce n’est pas d’une manière absolue avec tous ceux qui s’y livrent en ce monde, ni avec tous les gens avides, rapaces ou idolâtres ; autrement, vous devriez bel et bien sortir du monde. Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir de relations avec quelqu’un qui, tout en se nommant frère, se livrerait à l’inconduite sexuelle, à l’avidité, à l’idolâtrie, aux insultes, à l’ivrognerie ou à la rapacité — et même de ne pas manger avec un tel homme. Est-ce à moi, en effet, de juger ceux du dehors ? Et ceux du dedans, n’est-ce pas vous qui en êtes juges ? Ceux du dehors, c’est Dieu qui les jugera. \@Expulsez le mauvais du milieu de vous\@.” “Lorsque l’un de vous a un différend avec un autre, comment ose-t-il faire un procès devant les « injustes », et non pas devant les saints ? Ne savez-vous pas que ce sont les saints qui jugeront le monde ? Et si c’est par vous que le monde est jugé, seriez-vous indignes de juger les affaires de moindre importance ? Ne savez-vous pas que nous jugerons des anges ? Pourquoi pas, à plus forte raison, des affaires de la vie ? Si donc vous avez des différends concernant des affaires de la vie, ce sont des gens dont l’Eglise ne fait aucun cas que vous faites juges ! Je le dis à votre honte. Ainsi, parmi vous, il n’y a pas un seul sage qui puisse prononcer un jugement entre ses frères ! Mais un frère fait un procès à un autre frère, et cela devant des non-croyants ! Pour vous, c’est déjà une défaite que d’avoir des procès entre vous. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt une injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? C’est vous qui pratiquez l’injustice et qui dépouillez les autres — et ce sont vos frères !” “Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas le royaume de Dieu ? Ne vous égarez pas : ce ne sont pas ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle, à l’idolâtrie, à l’adultère, les hommes qui couchent avec des hommes, les voleurs, les gens avides, les ivrognes, ceux qui s’adonnent aux insultes ou à la rapacité qui hériteront le royaume de Dieu. Et pourtant c’est là ce que vous étiez — quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, vous avez été consacrés, vous avez été justifiés par le nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu.” “Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais moi, je ne permettrai à rien d’avoir autorité sur moi. Les aliments sont pour le ventre, comme le ventre pour les aliments ; Dieu réduira à rien celui-ci comme ceux-là. Mais le corps n’est pas pour l’inconduite sexuelle : il est pour le Seigneur, comme le Seigneur pour le corps. Or Dieu, qui a réveillé le Seigneur, nous éveillera aussi par sa puissance. Ne savez-vous pas que votre corps fait partie du corps du Christ ? Prendrai-je donc des parties du corps du Christ pour en faire des parties d’un corps de prostituée ? Jamais de la vie ! Ne savez-vous pas que celui qui s’attache à la prostituée est un seul corps avec elle ? En effet, il dit : \@Les deux seront une seule chair\@. Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul Esprit. Fuyez l’inconduite sexuelle. Tout autre péché qu’un homme commet est extérieur au corps ; mais celui qui se livre à l’inconduite sexuelle pèche contre son propre corps. Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le sanctuaire de l’Esprit saint qui est en vous et que vous tenez de Dieu ; vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes, car vous avez été achetés à un prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps.” “Pour ce qui concerne ce que vous avez écrit, il est bien pour l’homme de ne pas toucher de femme. Toutefois, à cause des risques d’inconduite sexuelle, que chacun ait sa femme, que chacune ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit ; de même la femme à son mari. Ce n’est pas la femme qui a autorité sur son propre corps, c’est son mari ; de même, ce n’est pas le mari qui a autorité sur son propre corps, c’est sa femme. Ne vous privez pas l’un de l’autre, sinon pour un temps et d’un commun accord, afin de vous consacrer à la prière ; puis reprenez votre vie conjugale, de peur que le Satan vous mette à l’épreuve, parce que vous ne sauriez pas vous maîtriser. Je dis cela comme une concession, non comme un ordre. Je voudrais bien que tous soient comme moi ; mais chacun tient de Dieu un don particulier de la grâce, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il est bien pour eux de demeurer comme moi. Mais s’ils ne peuvent pas se maîtriser, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler.” “A ceux qui sont mariés, j’adresse — non pas moi, mais le Seigneur — cette injonction : que la femme ne se sépare pas de son mari ; si elle s’est séparée, qu’elle demeure sans mari ou qu’elle se réconcilie avec son mari ; et que le mari n’abandonne pas sa femme. Aux autres, je dis — non pas le Seigneur, mais moi : si un frère a une femme non croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne l’abandonne pas ; si une femme a un mari non croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle n’abandonne pas son mari. Car le mari non croyant est consacré par la femme, et la femme non croyante est consacrée par le frère ; autrement, vos enfants seraient impurs ; or ils sont saints. Mais si le non-croyant veut se séparer, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur n’est pas esclave en pareil cas. C’est dans la paix que Dieu vous a appelés. En effet, comment savoir, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou bien comment savoir, mari, si tu sauveras ta femme ?” “Autrement, que chacun vive selon la condition que le Seigneur lui a donnée en partage, tel qu’il était quand Dieu l’a appelé. C’est ce que je prescris dans toutes les Eglises. Quelqu’un était-il circoncis quand il a été appelé ? Qu’il demeure circoncis. Quelqu’un était-il incirconcis quand il a été appelé ? Qu’il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n’est rien, l’incirconcision n’est rien ; ce qui importe, c’est d’observer les commandements de Dieu. Que chacun demeure dans la condition où il était lorsqu’il a été appelé. Tu étais esclave quand tu as été appelé ? Ne t’en soucie pas ; même si tu peux devenir libre, mets plutôt à profit ta condition. En effet, l’esclave qui a été appelé, dans le Seigneur, est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ. Vous avez été achetés à un prix ; ne devenez pas esclaves des humains. Que chacun, mes frères, demeure devant Dieu dans la condition où il était lorsqu’il a été appelé.” “Pour ce qui concerne les vierges, je n’ai pas d’ordre du Seigneur ; mais je donne un avis en homme qui, grâce à la compassion du Seigneur, est digne de confiance. Voici donc ce qui me paraît bien, à cause de la nécessité présente ; il est bien pour chacun d’être ainsi. Tu es lié à une femme ? Ne cherche pas à rompre. Tu n’es pas lié à une femme ? Ne cherche pas de femme. Si toutefois tu te mariais, tu ne pécherais pas ; et si la vierge se mariait, elle ne pécherait pas ; mais les gens mariés connaîtront la détresse, et moi, je voudrais vous épargner. Voici ce que je dis, mes frères : le temps se fait court ; désormais, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui pleurent comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui se réjouissent comme s’ils ne se réjouissaient pas, ceux qui achètent comme s’ils ne possédaient pas, et ceux qui usent du monde comme s’ils n’en usaient pas réellement, car ce monde, tel qu’il est formé, passe. Or je voudrais que vous soyez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, il se demande comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, il se demande comment plaire à sa femme — et il est partagé. De même la femme sans mari, comme la vierge, s’inquiète des choses du Seigneur, pour être sainte de corps et d’esprit. Celle qui est mariée s’inquiète des choses du monde, elle se demande comment plaire à son mari. Je dis cela dans votre intérêt ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, c’est pour que vous fassiez ce qui est convenable et que vous vous attachiez au Seigneur sans distraction.” “Mais si quelqu’un estime qu’il agit de façon inconvenante envers sa vierge, s’il déborde de passion et qu’il doive en être ainsi, qu’il fasse ce qu’il veut, il ne pèche pas ; qu’ils se marient. Mais celui qui est bien résolu dans son cœur, sans contrainte et en pleine possession de sa volonté, et qui a décidé en son cœur de respecter sa vierge, celui-là fera bien. Ainsi, celui qui épouse sa vierge fait bien, celui qui ne l’épouse pas fera mieux.” “Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant ; mais si le mari vient à s’endormir dans la mort, elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans le Seigneur. Cependant, elle sera plus heureuse, à mon avis, si elle demeure comme elle est. Or moi aussi je pense avoir l’Esprit de Dieu.” “Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que tous, nous avons de la connaissance. La connaissance gonfle d’orgueil, mais l’amour construit. Si quelqu’un pense connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faut connaître. Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui.” “Donc, pour ce qui concerne la consommation des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu’il n’y a pas d’idole dans le monde et qu’il n’y a de Dieu qu’un seul. Car s’il est vrai qu’il y a ce qu’on appelle des dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, — et de fait il y a beaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs—  néanmoins, pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui tout existe et par qui nous sommes.” “Mais tous n’ont pas cette connaissance. En effet, quelques-uns, encore tenus par l’habitude des idoles, mangent de ces viandes en les considérant comme sacrifiées aux idoles ; et leur conscience, qui est faible, en est souillée. Or ce n’est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu : si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins ; si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus. Prenez garde cependant que votre droit ne devienne pas une pierre d’achoppement pour les faibles. Car si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, à table dans un temple d’idoles, la construction de sa conscience ne va-t-elle pas l’amener, lui qui est faible, à manger des viandes sacrifiées aux idoles ? Ainsi le faible se perd à cause de ta connaissance, lui, ce frère pour qui le Christ est mort ! En péchant de la sorte contre les frères et en heurtant leur conscience, qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez. C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, jamais plus je ne mangerai de viande, afin de ne pas causer la chute de mon frère.” “Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus, notre Seigneur ? N’êtes-vous pas vous-mêmes mon œuvre, dans le Seigneur ? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous ; car c’est vous qui êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur.” “Voici ma défense devant ceux qui me jugent. N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ? N’avons-nous pas le droit d’emmener avec nous une sœur en tant qu’épouse, comme le font les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas ? Ou bien sommes-nous les seuls, Barnabé et moi, à ne pas avoir le droit de ne pas travailler ? Qui combat jamais dans une armée à ses propres frais ? Qui plante une vigne sans en manger le fruit ? Qui fait paître un troupeau sans se nourrir du lait du troupeau ? Est-ce en humain que je parle ainsi ? La loi ne le dit-elle pas aussi ? En effet, il est écrit dans la loi de Moïse : \@Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain.\@ Dieu a-t-il souci des bœufs ? En réalité, n’est-ce pas à cause de nous qu’il parle ainsi ? Oui, c’est à cause de nous que cela a été écrit ; car celui qui laboure doit labourer dans l’espérance, et celui qui foule le grain doit le faire dans l’espérance d’en avoir sa part. Si nous avons semé pour vous les biens spirituels, serait-il excessif que nous moissonnions chez vous les biens matériels ? Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, ne devrions-nous pas en jouir à plus forte raison ? Pourtant nous n’avons pas usé de ce droit ; au contraire, nous supportons tout, pour ne pas créer d’obstacle à la bonne nouvelle du Christ. Ne savez-vous pas que ceux qui assurent le service du temple sont nourris par le temple, que ceux qui servent l’autel ont part à ce qui est offert sur l’autel ? De même aussi le Seigneur a prescrit que ceux qui annoncent la bonne nouvelle vivent de la bonne nouvelle.” “Quant à moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et je n’ai pas écrit cela pour qu’ils me soient attribués : j’aimerais mieux mourir… ! Personne ne réduira à néant mon motif de fierté ! En effet, annoncer la bonne nouvelle n’est pas pour moi un motif de fierté, car la nécessité m’en est imposée ; quel malheur pour moi, en effet, si je n’annonçais pas la bonne nouvelle ! Si je le faisais de mon propre gré, j’aurais un salaire ; mais si je le fais malgré moi, c’est une intendance qui m’est confiée. Quel est donc mon salaire ? C’est d’offrir gratuitement la bonne nouvelle que j’annonce, sans user réellement du droit que cette bonne nouvelle me donne.” “Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme un Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme quelqu’un qui est sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi — et pourtant moi-même je ne suis pas sous la loi ; avec les sans-loi, comme un sans-loi, afin de gagner les sans-loi — et pourtant je ne suis pas un sans-loi pour Dieu, je suis lié par la loi du Christ. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de la bonne nouvelle, afin d’y avoir part.” “” (1 Corinthiens 1:1-16:24 NBS)

Août 262016
 

“Paul, apôtre de Jésus-Christ par appel, par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été consacrés en Jésus-Christ et qui sont saints par appel, avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, qui est leur Seigneur comme le nôtre : Grâce et paix à vous de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ ! Je rends toujours grâce à mon Dieu, à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ ; car en lui vous êtes devenus riches de tout, de toute parole et de toute connaissance, puisque le témoignage du Christ a été confirmé en vous. Dès lors, il ne vous manque aucun don de la grâce, en attendant la révélation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est lui qui vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Dieu est digne de confiance, lui par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur.”

“Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous le même langage : qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même pensée et dans le même dessein. En effet, mes frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des disputes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » — « Et moi, à Apollos ! » — « Et moi, à Céphas ! » — « Et moi, au Christ ! » Le Christ est-il divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est-ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?”

“Je rends grâce à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispos et Gaïos. Ainsi personne ne peut dire que vous avez reçu le baptême pour mon nom. — Si, j’ai encore baptisé la maison de Stéphanas ; au reste, je ne sais pas si j’ai baptisé quelqu’un d’autre. — ”

“Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle ; non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens. En effet, la parole de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. Car il est écrit : \@Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents\@. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ? En effet, puisque le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la proclamation qu’il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient. Les Juifs, en effet, demandent des signes, et les Grecs cherchent la sagesse. Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non-Juifs ; mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, un Christ qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que les humains, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains. Regardez, mes frères, comment vous avez été appelés : il n’y a pas parmi vous beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Dieu a choisi ce qui est fou dans le monde pour faire honte aux sages ; Dieu a choisi ce qui est faible dans le monde pour faire honte à ce qui est fort ; Dieu a choisi ce qui est vil dans le monde, ce qu’on méprise, ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est, de sorte que personne ne puisse faire le fier devant Dieu. Or c’est grâce à lui que vous êtes en Jésus-Christ, qui a été fait pour nous sagesse venant de Dieu — mais aussi justice, consécration et rédemption, afin, comme il est écrit, \@que le fier mette sa fierté dans le Seigneur\@.”

“Pour ma part, mes frères, lorsque je suis venu chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis venu vous annoncer le mystère de Dieu. Car j’ai jugé bon, parmi vous, de ne rien savoir d’autre que Jésus-Christ — Jésus-Christ crucifié. Moi-même, j’étais chez vous dans un état de faiblesse, de crainte et de grand tremblement ; ma parole et ma proclamation n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse ; c’était une démonstration d’Esprit, de puissance, pour que votre foi ne soit pas en la sagesse des humains, mais en la puissance de Dieu.”

“Cependant, c’est bien une sagesse que nous énonçons parmi les gens « accomplis » : une sagesse qui n’est pas de ce monde ni des princes de ce monde, qui doivent être réduits à rien ; nous énonçons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, celle que Dieu a destinée d’avance, depuis toujours, à notre gloire ; aucun des princes de ce monde ne l’a connue, car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur glorieux. Mais c’est, comme il est écrit, \@ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, et ce qui n’est pas venu au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment\@. Or c’est à nous que Dieu l’a révélé par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Qui donc, parmi les humains, sait ce qui relève de l’humain, sinon l’esprit de l’humain qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qui relève de Dieu, sinon l’Esprit de Dieu. Or nous, ce n’est pas l’esprit du monde que nous avons reçu, mais l’Esprit qui vient de Dieu, pour que nous sachions ce que Dieu nous a donné par grâce. Et nous en parlons, non avec les discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, en associant le spirituel au spirituel. Mais l’homme naturel n’accueille pas ce qui relève de l’Esprit de Dieu, car c’est une folie pour lui ; il ne peut pas connaître cela, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’être spirituel, lui, juge de tout, tandis que lui-même n’est jugé par personne. En effet, \@qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire ?\@ Or nous, nous avons la pensée du Christ.”

“Quant à moi, mes frères, ce n’est pas comme à des êtres spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des êtres charnels, comme à des tout-petits dans le Christ. Je vous ai donné du lait ; non pas de la nourriture solide, car vous n’auriez pas pu la supporter ; d’ailleurs, maintenant même vous ne le pourriez pas, parce que vous êtes encore charnels. En effet, pour autant qu’il y a parmi vous des passions jalouses et des disputes, n’êtes-vous pas charnels ? Ne vous comportez-vous pas d’une manière tout humaine ? Quand l’un dit : « Moi, j’appartiens à Paul ! » et un autre : « Moi, à Apollos ! », êtes-vous autre chose que des humains ?”

“Qu’est-ce donc qu’Apollos ? Qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs, par l’entremise desquels vous êtes venus à la foi, selon ce que le Seigneur a accordé à chacun. Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui faisait croître. Ainsi, ce n’est pas celui qui plante qui importe, ni celui qui arrose, mais Dieu, qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose ne sont qu’un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre travail. Car nous sommes des collaborateurs de Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, la construction de Dieu. Selon la grâce de Dieu qui m’a été accordée, comme un sage maître d’œuvre, j’ai posé les fondations, et quelqu’un d’autre construit dessus. Mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit.”

“Personne, en effet, ne peut poser d’autre fondation que celle qui est en place, à savoir Jésus-Christ. Que l’on construise sur ces fondations avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin ou du chaume, l’œuvre de chacun deviendra manifeste, car le jour la mettra en évidence ; en effet, c’est dans le feu qu’il se révélera, et l’épreuve du feu montrera ce que vaut l’œuvre de chacun. Si l’œuvre que quelqu’un a construite demeure, il recevra un salaire. Si l’œuvre de quelqu’un est brûlée, il en subira la perte ; lui, certes, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.”

“Ne savez-vous pas que vous êtes le sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, Dieu le détruira ; car le sanctuaire de Dieu est saint — c’est là ce que, vous, vous êtes.”

“Que personne ne se trompe lui-même : si quelqu’un parmi vous se considère comme sage selon ce monde, qu’il devienne fou pour devenir sage. En effet, la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Car il est écrit : \@Il prend les sages à leur propre ruse\@. Et encore : \@Le Seigneur connaît les raisonnements des\@ sages, \@il sait qu’ils sont futiles\@.”

“Que personne ne mette donc sa fierté dans des hommes ; car tout vous appartient, soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit le présent, soit l’avenir. Tout vous appartient ; mais vous, vous appartenez au Christ, et le Christ appartient à Dieu.”

“Ainsi, qu’on nous considère comme des serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Du reste, ce qu’on demande d’un intendant, c’est qu’il soit digne de confiance. Quant à moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par une juridiction humaine. Je ne me juge pas non plus moi-même ; car je n’ai rien sur la conscience, mais je n’en suis pas justifié pour autant : celui qui me juge, c’est le Seigneur. Ne portez donc aucun jugement avant le temps fixé, avant la venue du Seigneur qui mettra en lumière les secrets des ténèbres et qui rendra manifestes les décisions des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu sa louange. Mes frères, c’est à cause de vous que j’ai usé de ces images à propos de moi-même et d’Apollos. Vous apprendrez ainsi, à notre exemple, à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, afin qu’aucun de vous ne se gonfle d’orgueil en prenant parti pour l’un contre l’autre.”

“En effet, qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi fais-tu le fier, comme si tu ne l’avais pas reçu ? Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, vous avez commencé à régner sans nous ! Si seulement vous régniez vraiment ! Alors nous aussi nous régnerions avec vous ! Car Dieu, il me semble, nous a exhibés, nous, les apôtres, à la dernière place, comme des condamnés à mort : nous avons été offerts en spectacle au monde, aux anges et aux humains. Nous, nous sommes fous à cause du Christ, mais vous, vous êtes avisés dans le Christ ; nous, nous sommes faibles, mais vous, vous êtes forts. Vous, vous êtes glorieux, mais nous, nous sommes déshonorés ! Jusqu’à l’heure présente, nous sommes exposés à la faim, à la soif, au dénuement, aux coups, à une vie errante ; nous nous donnons de la peine en travaillant de nos propres mains ; insultés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; diffamés, nous encourageons ; nous sommes devenus les déchets du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant.”

“Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris cela ; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. En effet, quand vous auriez dix mille surveillants dans le Christ, vous n’avez pas plusieurs pères : c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par la bonne nouvelle. Je vous y encourage donc, imitez-moi.”

“A cet effet, je vous ai envoyé Timothée, qui, dans le Seigneur, est mon enfant bien-aimé et digne de confiance ; il vous rappellera mes voies en Jésus-Christ, telles que je les enseigne partout, dans toutes les Eglises. En pensant que je ne viendrais pas vous voir, quelques-uns se sont gonflés d’orgueil. Or je viendrai vous voir bientôt, si telle est la volonté du Seigneur, et je connaîtrai, non pas la parole, mais la puissance de ceux qui se sont gonflés d’orgueil. Car le règne de Dieu ne consiste pas en parole, mais en puissance. Que voulez-vous ? Que je vienne vous voir avec un bâton, ou avec amour et dans un esprit de douceur ?”

“Partout on entend parler de l’inconduite sexuelle qui a cours parmi vous, une inconduite telle qu’on ne la rencontre même pas ailleurs dans les nations ; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père. Et vous êtes gonflés d’orgueil ! N’auriez-vous pas plutôt dû en être désolés, jusqu’à ce que celui qui a fait une chose pareille soit enlevé du milieu de vous ? Quant à moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a agi de la sorte. Quand vous serez rassemblés au nom de notre Seigneur Jésus, vous et mon esprit, avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu’on livre un tel homme au Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur ! Il n’y a pas de quoi être fiers ! Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ?”

“Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain ; car le Christ, notre Pâque, a été sacrifié. Célébrons donc la fête, non pas avec du vieux levain, ni avec un levain de malfaisance et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité.”

“Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir de relations avec ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle. Ce n’est pas d’une manière absolue avec tous ceux qui s’y livrent en ce monde, ni avec tous les gens avides, rapaces ou idolâtres ; autrement, vous devriez bel et bien sortir du monde. Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir de relations avec quelqu’un qui, tout en se nommant frère, se livrerait à l’inconduite sexuelle, à l’avidité, à l’idolâtrie, aux insultes, à l’ivrognerie ou à la rapacité — et même de ne pas manger avec un tel homme. Est-ce à moi, en effet, de juger ceux du dehors ? Et ceux du dedans, n’est-ce pas vous qui en êtes juges ? Ceux du dehors, c’est Dieu qui les jugera. \@Expulsez le mauvais du milieu de vous\@.”

“Lorsque l’un de vous a un différend avec un autre, comment ose-t-il faire un procès devant les « injustes », et non pas devant les saints ? Ne savez-vous pas que ce sont les saints qui jugeront le monde ? Et si c’est par vous que le monde est jugé, seriez-vous indignes de juger les affaires de moindre importance ? Ne savez-vous pas que nous jugerons des anges ? Pourquoi pas, à plus forte raison, des affaires de la vie ? Si donc vous avez des différends concernant des affaires de la vie, ce sont des gens dont l’Eglise ne fait aucun cas que vous faites juges ! Je le dis à votre honte. Ainsi, parmi vous, il n’y a pas un seul sage qui puisse prononcer un jugement entre ses frères ! Mais un frère fait un procès à un autre frère, et cela devant des non-croyants ! Pour vous, c’est déjà une défaite que d’avoir des procès entre vous. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt une injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? C’est vous qui pratiquez l’injustice et qui dépouillez les autres — et ce sont vos frères !”

“Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas le royaume de Dieu ? Ne vous égarez pas : ce ne sont pas ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle, à l’idolâtrie, à l’adultère, les hommes qui couchent avec des hommes, les voleurs, les gens avides, les ivrognes, ceux qui s’adonnent aux insultes ou à la rapacité qui hériteront le royaume de Dieu. Et pourtant c’est là ce que vous étiez — quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, vous avez été consacrés, vous avez été justifiés par le nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu.”

“Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais moi, je ne permettrai à rien d’avoir autorité sur moi. Les aliments sont pour le ventre, comme le ventre pour les aliments ; Dieu réduira à rien celui-ci comme ceux-là. Mais le corps n’est pas pour l’inconduite sexuelle : il est pour le Seigneur, comme le Seigneur pour le corps. Or Dieu, qui a réveillé le Seigneur, nous éveillera aussi par sa puissance. Ne savez-vous pas que votre corps fait partie du corps du Christ ? Prendrai-je donc des parties du corps du Christ pour en faire des parties d’un corps de prostituée ? Jamais de la vie ! Ne savez-vous pas que celui qui s’attache à la prostituée est un seul corps avec elle ? En effet, il dit : \@Les deux seront une seule chair\@. Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul Esprit. Fuyez l’inconduite sexuelle. Tout autre péché qu’un homme commet est extérieur au corps ; mais celui qui se livre à l’inconduite sexuelle pèche contre son propre corps. Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le sanctuaire de l’Esprit saint qui est en vous et que vous tenez de Dieu ; vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes, car vous avez été achetés à un prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps.”

“Pour ce qui concerne ce que vous avez écrit, il est bien pour l’homme de ne pas toucher de femme. Toutefois, à cause des risques d’inconduite sexuelle, que chacun ait sa femme, que chacune ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit ; de même la femme à son mari. Ce n’est pas la femme qui a autorité sur son propre corps, c’est son mari ; de même, ce n’est pas le mari qui a autorité sur son propre corps, c’est sa femme. Ne vous privez pas l’un de l’autre, sinon pour un temps et d’un commun accord, afin de vous consacrer à la prière ; puis reprenez votre vie conjugale, de peur que le Satan vous mette à l’épreuve, parce que vous ne sauriez pas vous maîtriser. Je dis cela comme une concession, non comme un ordre. Je voudrais bien que tous soient comme moi ; mais chacun tient de Dieu un don particulier de la grâce, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il est bien pour eux de demeurer comme moi. Mais s’ils ne peuvent pas se maîtriser, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler.”

“A ceux qui sont mariés, j’adresse — non pas moi, mais le Seigneur — cette injonction : que la femme ne se sépare pas de son mari ; si elle s’est séparée, qu’elle demeure sans mari ou qu’elle se réconcilie avec son mari ; et que le mari n’abandonne pas sa femme. Aux autres, je dis — non pas le Seigneur, mais moi : si un frère a une femme non croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne l’abandonne pas ; si une femme a un mari non croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle n’abandonne pas son mari. Car le mari non croyant est consacré par la femme, et la femme non croyante est consacrée par le frère ; autrement, vos enfants seraient impurs ; or ils sont saints. Mais si le non-croyant veut se séparer, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur n’est pas esclave en pareil cas. C’est dans la paix que Dieu vous a appelés. En effet, comment savoir, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou bien comment savoir, mari, si tu sauveras ta femme ?”

“Autrement, que chacun vive selon la condition que le Seigneur lui a donnée en partage, tel qu’il était quand Dieu l’a appelé. C’est ce que je prescris dans toutes les Eglises. Quelqu’un était-il circoncis quand il a été appelé ? Qu’il demeure circoncis. Quelqu’un était-il incirconcis quand il a été appelé ? Qu’il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n’est rien, l’incirconcision n’est rien ; ce qui importe, c’est d’observer les commandements de Dieu. Que chacun demeure dans la condition où il était lorsqu’il a été appelé. Tu étais esclave quand tu as été appelé ? Ne t’en soucie pas ; même si tu peux devenir libre, mets plutôt à profit ta condition. En effet, l’esclave qui a été appelé, dans le Seigneur, est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ. Vous avez été achetés à un prix ; ne devenez pas esclaves des humains. Que chacun, mes frères, demeure devant Dieu dans la condition où il était lorsqu’il a été appelé.”

“Pour ce qui concerne les vierges, je n’ai pas d’ordre du Seigneur ; mais je donne un avis en homme qui, grâce à la compassion du Seigneur, est digne de confiance. Voici donc ce qui me paraît bien, à cause de la nécessité présente ; il est bien pour chacun d’être ainsi. Tu es lié à une femme ? Ne cherche pas à rompre. Tu n’es pas lié à une femme ? Ne cherche pas de femme. Si toutefois tu te mariais, tu ne pécherais pas ; et si la vierge se mariait, elle ne pécherait pas ; mais les gens mariés connaîtront la détresse, et moi, je voudrais vous épargner. Voici ce que je dis, mes frères : le temps se fait court ; désormais, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui pleurent comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui se réjouissent comme s’ils ne se réjouissaient pas, ceux qui achètent comme s’ils ne possédaient pas, et ceux qui usent du monde comme s’ils n’en usaient pas réellement, car ce monde, tel qu’il est formé, passe. Or je voudrais que vous soyez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, il se demande comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, il se demande comment plaire à sa femme — et il est partagé. De même la femme sans mari, comme la vierge, s’inquiète des choses du Seigneur, pour être sainte de corps et d’esprit. Celle qui est mariée s’inquiète des choses du monde, elle se demande comment plaire à son mari. Je dis cela dans votre intérêt ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, c’est pour que vous fassiez ce qui est convenable et que vous vous attachiez au Seigneur sans distraction.”

“Mais si quelqu’un estime qu’il agit de façon inconvenante envers sa vierge, s’il déborde de passion et qu’il doive en être ainsi, qu’il fasse ce qu’il veut, il ne pèche pas ; qu’ils se marient. Mais celui qui est bien résolu dans son cœur, sans contrainte et en pleine possession de sa volonté, et qui a décidé en son cœur de respecter sa vierge, celui-là fera bien. Ainsi, celui qui épouse sa vierge fait bien, celui qui ne l’épouse pas fera mieux.”

“Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant ; mais si le mari vient à s’endormir dans la mort, elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans le Seigneur. Cependant, elle sera plus heureuse, à mon avis, si elle demeure comme elle est. Or moi aussi je pense avoir l’Esprit de Dieu.”

“Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que tous, nous avons de la connaissance. La connaissance gonfle d’orgueil, mais l’amour construit. Si quelqu’un pense connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faut connaître. Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui.”

“Donc, pour ce qui concerne la consommation des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu’il n’y a pas d’idole dans le monde et qu’il n’y a de Dieu qu’un seul. Car s’il est vrai qu’il y a ce qu’on appelle des dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, — et de fait il y a beaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs—  néanmoins, pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui tout existe et par qui nous sommes.”

“Mais tous n’ont pas cette connaissance. En effet, quelques-uns, encore tenus par l’habitude des idoles, mangent de ces viandes en les considérant comme sacrifiées aux idoles ; et leur conscience, qui est faible, en est souillée. Or ce n’est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu : si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins ; si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus. Prenez garde cependant que votre droit ne devienne pas une pierre d’achoppement pour les faibles. Car si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, à table dans un temple d’idoles, la construction de sa conscience ne va-t-elle pas l’amener, lui qui est faible, à manger des viandes sacrifiées aux idoles ? Ainsi le faible se perd à cause de ta connaissance, lui, ce frère pour qui le Christ est mort ! En péchant de la sorte contre les frères et en heurtant leur conscience, qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez. C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, jamais plus je ne mangerai de viande, afin de ne pas causer la chute de mon frère.”

“Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus, notre Seigneur ? N’êtes-vous pas vous-mêmes mon œuvre, dans le Seigneur ? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous ; car c’est vous qui êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur.”

“Voici ma défense devant ceux qui me jugent. N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ? N’avons-nous pas le droit d’emmener avec nous une sœur en tant qu’épouse, comme le font les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas ? Ou bien sommes-nous les seuls, Barnabé et moi, à ne pas avoir le droit de ne pas travailler ? Qui combat jamais dans une armée à ses propres frais ? Qui plante une vigne sans en manger le fruit ? Qui fait paître un troupeau sans se nourrir du lait du troupeau ? Est-ce en humain que je parle ainsi ? La loi ne le dit-elle pas aussi ? En effet, il est écrit dans la loi de Moïse : \@Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain.\@ Dieu a-t-il souci des bœufs ? En réalité, n’est-ce pas à cause de nous qu’il parle ainsi ? Oui, c’est à cause de nous que cela a été écrit ; car celui qui laboure doit labourer dans l’espérance, et celui qui foule le grain doit le faire dans l’espérance d’en avoir sa part. Si nous avons semé pour vous les biens spirituels, serait-il excessif que nous moissonnions chez vous les biens matériels ? Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, ne devrions-nous pas en jouir à plus forte raison ? Pourtant nous n’avons pas usé de ce droit ; au contraire, nous supportons tout, pour ne pas créer d’obstacle à la bonne nouvelle du Christ. Ne savez-vous pas que ceux qui assurent le service du temple sont nourris par le temple, que ceux qui servent l’autel ont part à ce qui est offert sur l’autel ? De même aussi le Seigneur a prescrit que ceux qui annoncent la bonne nouvelle vivent de la bonne nouvelle.”

“Quant à moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et je n’ai pas écrit cela pour qu’ils me soient attribués : j’aimerais mieux mourir… ! Personne ne réduira à néant mon motif de fierté ! En effet, annoncer la bonne nouvelle n’est pas pour moi un motif de fierté, car la nécessité m’en est imposée ; quel malheur pour moi, en effet, si je n’annonçais pas la bonne nouvelle ! Si je le faisais de mon propre gré, j’aurais un salaire ; mais si je le fais malgré moi, c’est une intendance qui m’est confiée. Quel est donc mon salaire ? C’est d’offrir gratuitement la bonne nouvelle que j’annonce, sans user réellement du droit que cette bonne nouvelle me donne.”

“Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme un Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme quelqu’un qui est sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi — et pourtant moi-même je ne suis pas sous la loi ; avec les sans-loi, comme un sans-loi, afin de gagner les sans-loi — et pourtant je ne suis pas un sans-loi pour Dieu, je suis lié par la loi du Christ. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de la bonne nouvelle, afin d’y avoir part.”

“” (1 Corinthiens 1:1-16:24 NBS)

Sharing Buttons by Linksku