Archives mensuelles : avril 2019

“Ces trois hommes cessèrent de répondre à Job, parce qu’il se regardait comme juste. Alors s’enflamma de colère Elihu, fils de Barakeel de Buz, de la famille de Ram. Sa colère s’enflamma contre Job, parce qu’il se disait juste devant Dieu. Et sa colère s’enflamma contre ses trois amis, parce qu’ils ne trouvaient rien à répondre et que néanmoins ils condamnaient Job. Comme ils étaient plus âgés que lui, Elihu avait attendu jusqu’à ce moment pour parler à Job. Mais, voyant qu’il n’y avait plus de réponse dans la bouche de ces trois hommes, Elihu s’enflamma de colère.” “Et Elihu, fils de Barakeel de Buz, prit la parole et dit : Je suis jeune, et vous êtes des vieillards ; C’est pourquoi j’ai craint, j’ai redouté De vous faire connaître mon sentiment. Je disais en moi-même : Les jours parleront, Le grand nombre des années enseignera la sagesse. Mais en réalité, dans l’homme, c’est l’esprit, Le souffle du Tout-Puissant, qui donne l’intelligence ; Ce n’est pas l’âge qui procure la sagesse, Ce n’est pas la vieillesse qui rend capable de juger. Voilà pourquoi je dis : Ecoute ! Moi aussi, j’exposerai ma pensée. J’ai attendu la fin de vos discours, J’ai suivi vos raisonnements, Votre examen des paroles de Job. Je vous ai donné toute mon attention ; Et voici, aucun de vous ne l’a convaincu, Aucun n’a réfuté ses paroles. Ne dites pas cependant : En lui nous avons trouvé la sagesse ; C’est Dieu qui peut le confondre, ce n’est pas un homme ! Il ne s’est pas adressé directement à moi : Aussi lui répondrai-je tout autrement que vous.” “Ils ont peur, ils ne répondent plus ! Ils ont la parole coupée ! J’ai attendu qu’ils eussent fini leurs discours, Qu’ils s’arrêtassent et ne sussent que répliquer. A mon tour, je veux répondre aussi, Je veux dire aussi ce que je pense. Car je suis plein de paroles, L’esprit me presse au dedans de moi ; Mon intérieur est comme un vin qui n’a pas d’issue, Comme des outres neuves qui vont éclater. Je parlerai pour respirer à l’aise, J’ouvrirai mes lèvres et je répondrai. Je n’aurai point égard à l’apparence, Et je ne flatterai personne ; Car je ne sais pas flatter : Mon créateur m’enlèverait bien vite.” (Job 32:1-22 LSG)

“Ces trois hommes cessèrent de répondre à Job, parce qu’il se regardait comme juste. Alors s’enflamma de colère Elihu, fils de Barakeel de Buz, de la famille de Ram. Sa colère s’enflamma contre Job, parce qu’il se disait juste devant … Continuer la lecture

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“J’avais fait un pacte avec mes yeux, Et je n’aurais pas arrêté mes regards sur une vierge. Quelle part Dieu m’eût-il réservée d’en haut ? Quel héritage le Tout-Puissant m’eût-il envoyé des cieux ? La ruine n’est-elle pas pour le méchant, Et le malheur pour ceux qui commettent l’iniquité ? Dieu n’a-t-il pas connu mes voies ? N’a-t-il pas compté tous mes pas ? Si j’ai marché dans le mensonge, Si mon pied a couru vers la fraude, Que Dieu me pèse dans des balances justes, Et il reconnaîtra mon intégrité ! Si mon pas s’est détourné du droit chemin, Si mon cœur a suivi mes yeux, Si quelque souillure s’est attachée à mes mains, Que je sème et qu’un autre moissonne, Et que mes rejetons soient déracinés !” “Si mon cœur a été séduit par une femme, Si j’ai fait le guet à la porte de mon prochain, Que ma femme tourne la meule pour un autre, Et que d’autres la déshonorent ! Car c’est un crime, Un forfait que punissent les juges ; C’est un feu qui dévore jusqu’à la ruine, Et qui aurait détruit toute ma richesse. Si j’ai méprisé le droit de mon serviteur ou de ma servante Lorsqu’ils étaient en contestation avec moi, Qu’ai-je à faire, quand Dieu se lève ? Qu’ai-je à répondre, quand il châtie ? Celui qui m’a créé dans le ventre de ma mère ne l’a-t-il pas créé ? Le même Dieu ne nous a-t-il pas formés dans le sein maternel ?” “Si j’ai refusé aux pauvres ce qu’ils demandaient, Si j’ai fait languir les yeux de la veuve, Si j’ai mangé seul mon pain, Sans que l’orphelin en ait eu sa part, Moi qui l’ai dès ma jeunesse élevé comme un père, Moi qui dès ma naissance ai soutenu la veuve ; Si j’ai vu le malheureux manquer de vêtements, L’indigent n’avoir point de couverture, Sans que ses reins m’aient béni, Sans qu’il ait été réchauffé par la toison de mes agneaux ; Si j’ai levé la main contre l’orphelin, Parce que je me sentais un appui dans les juges ; Que mon épaule se détache de sa jointure, Que mon bras tombe et qu’il se brise ! Car les châtiments de Dieu m’épouvantent, Et je ne puis rien devant sa majesté.” “Si j’ai mis dans l’or ma confiance, Si j’ai dit à l’or : Tu es mon espoir ; Si je me suis réjoui de la grandeur de mes biens, De la quantité des richesses que j’avais acquises ; Si j’ai regardé le soleil quand il brillait, La lune quand elle s’avançait majestueuse, Et si mon cœur s’est laissé séduire en secret, Si ma main s’est portée sur ma bouche ; C’est encore un crime que doivent punir les juges, Et j’aurais renié le Dieu d’en haut ! Si j’ai été joyeux du malheur de mon ennemi, Si j’ai sauté d’allégresse quand les revers l’ont atteint, Moi qui n’ai pas permis à ma langue de pécher, De demander sa mort avec imprécation ; Si les gens de ma tente ne disaient pas: Où est celui qui n’a pas été rassasié de sa viande ? Si l’étranger passait la nuit dehors, Si je n’ouvrais pas ma porte au voyageur ;” “Si, comme les hommes, j’ai caché mes transgressions, Et renfermé mes iniquités dans mon sein, Parce que j’avais peur de la multitude, Parce que je craignais le mépris des familles, Me tenant à l’écart et n’osant franchir ma porte …  Oh ! qui me fera trouver quelqu’un qui m’écoute ? Voilà ma défense toute signée : Que le Tout-Puissant me réponde ! Qui me donnera la plainte écrite par mon adversaire ? Je porterai son écrit sur mon épaule, Je l’attacherai sur mon front comme une couronne ; Je lui rendrai compte de tous mes pas, Je m’approcherai de lui comme un prince. Si ma terre crie contre moi, Et que ses sillons versent des larmes ; Si j’en ai mangé le produit sans l’avoir payée, Et que j’aie attristé l’âme de ses anciens maîtres ; Qu’il y croisse des épines au lieu de froment, Et de l’ivraie au lieu d’orge ! Fin des paroles de Job.” (Job 31:1-40 LSG)

“J’avais fait un pacte avec mes yeux, Et je n’aurais pas arrêté mes regards sur une vierge. Quelle part Dieu m’eût-il réservée d’en haut ? Quel héritage le Tout-Puissant m’eût-il envoyé des cieux ? La ruine n’est-elle pas pour le méchant, Et … Continuer la lecture

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“Mais hélas, aujourd’hui me voilà la risée de gamins dont les pères étaient si méprisables que je n’aurais daigné les mettre avec mes chiens pour garder mon troupeau. D’ailleurs, qu’aurais-je fait des efforts de leurs bras ? Leur vigueur s’en allait : épuisés par la faim et par les privations, ils rôdaient dans la steppe lugubre et isolée. Ils arrachaient l’herbe salée au milieu des buissons, ils prenaient les racines du genêt comme pain. Ils ont été chassés du milieu de leur peuple, on criait après eux comme après des voleurs. Ils hantaient les cavernes au flanc des précipices, ils logeaient dans des grottes ou des trous de la terre. Au milieu des épines retentissaient leurs cris, ils se couchaient à l’abri des broussailles. Ces êtres insensés et innommables ont été refoulés hors du pays. Me voici devenu l’objet de leurs chansons, celui dont tous se moquent. Ils ont horreur de moi, et s’éloignent de moi, ou bien, sans hésiter, me crachent au visage. Car il a détendu la corde de mon arc, et il m’a humilié. Aussi n’ont-ils plus envers moi la moindre retenue. Ils sont nombreux, à ma droite, ils se lèvent et me font lâcher pied, ils se fraient un accès jusqu’à moi pour me perdre. Ils coupent ma retraite, travaillant à ma ruine, sans avoir besoin d’aide. Ils arrivent sur moi par une large brèche, et ils se précipitent au milieu des décombres.” “La terreur m’envahit, ma dignité s’évanouit ; comme en un coup de vent, mon bonheur a passé, chassé comme un nuage. Et maintenant, ma vie s’échappe. Car des jours d’affliction ont fondu sur mon être. La nuit perce mes os, je suis écartelé, et le mal qui me ronge ne prend pas de repos. Avec toute sa force, il s’agrippe à mon vêtement, comme un col, il m’enserre. Dieu m’a précipité au milieu de la fange, et je ne vaux pas mieux que poussière et que cendre. De mes cris je t’implore, et tu ne réponds pas. Je me tiens devant toi et tu ne fais rien d’autre que de me regarder. Que tu es devenu cruel à mon égard ! De ta main vigoureuse, tu t’acharnes sur moi ! Tu m’as fait enlever sur les chevaux du vent, et tu me fais tanguer au sein de l’ouragan. Je ne le sais que trop : tu me mènes à la mort, au lieu de rendez-vous de tout être vivant. Mais celui qui périt n’étend-il pas la main ? Celui qui est dans le malheur ne crie-t-il pas ? Je pleurais autrefois avec ceux dont la vie est dure, et je compatissais à la peine du pauvre. J’espérais le bonheur, et le malheur est arrivé, j’attendais la lumière et les ténèbres sont venues. Tout mon être intérieur bouillonne sans relâche. Des jours d’humiliation sont venus m’affronter. Je m’avance, l’air sombre, et sans voir le soleil. Au milieu de la foule je me dresse et je hurle. C’est comme si j’étais un frère du chacal ou un compagnon de l’autruche. Ma peau noircit sur moi, mes os sont consumés par le feu de la fièvre. Ma lyre ne sert plus que pour des airs funèbres, ma flûte n’accompagne que le chant des pleureurs.” (Job 30:1-31 Sem)

“Mais hélas, aujourd’hui me voilà la risée de gamins dont les pères étaient si méprisables que je n’aurais daigné les mettre avec mes chiens pour garder mon troupeau. D’ailleurs, qu’aurais-je fait des efforts de leurs bras ? Leur vigueur s’en allait : … Continuer la lecture

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“Job prononça un autre discours : Qui me fera revivre les saisons d’autrefois, comme en ces jours passés où Dieu veillait sur moi, où il faisait briller sa lampe sur ma tête et qu’avec sa lumière j’affrontais les ténèbres ? Ah ! si j’étais encore aux jours de ma vigueur, quand ma demeure jouissait de l’amitié de Dieu, et quand le Tout-Puissant était encore à mes côtés, quand tout autour de moi s’ébattaient mes enfants, quand je baignais mes pieds dans la crème du lait et quand le roc versait pour moi des torrents d’huile.” “Lorsque je me rendais aux portes de la ville, quand je dressais mon siège sur la place publique, les jeunes me voyaient et ils se retiraient, les vieillards se levaient et ils restaient debout, les notables arrêtaient leurs propos et se mettaient une main sur la bouche. Les grands baissaient la voix et ils tenaient leur langue collée à leur palais. Celui qui m’écoutait me déclarait heureux, celui qui me voyait parlait de moi en bien. Car je sauvais le pauvre qui appelait à l’aide ainsi que l’orphelin privé de tout secours. Ceux qui allaient mourir me bénissaient, et je mettais la joie dans le coeur de la veuve. J’endossais la justice : c’était mon vêtement. Ma robe et mon turban, c’était ma probité. J’étais l’oeil de l’aveugle et les pieds du boiteux, et j’étais comme un père pour ceux qui étaient pauvres. J’examinais à fond le cas des inconnus. Je brisais les mâchoires de l’homme violent et je lui arrachais la proie d’entre les dents.” “Je me disais alors : « Je mourrai dans mon nid, j’aurai des jours nombreux comme les grains de sable. La source de l’eau vive baignera mes racines, la rosée passera la nuit sur ma ramure. Ma gloire auprès de moi se renouvellera et, dans ma main, mon arc rajeunira. » Alors on m’écoutait attendant mon avis et l’on faisait silence pour avoir mon conseil. Lorsque j’avais parlé, on ne discutait pas. Ma parole, sur eux, se répandait avec douceur. Et ils comptaient sur moi comme on attend la pluie. Ils ouvraient grand la bouche, comme pour recueillir les ondées du printemps. Quand je leur souriais ils n’osaient pas y croire, on ne pouvait éteindre l’éclat de mon visage. C’est moi qui choisissais la voie qu’ils devaient suivre. Je siégeais à leur tête, je trônais comme un roi au milieu de ses troupes, comme un consolateur pour les gens affligés.” (Job 29:1-25 Sem)

“Job prononça un autre discours : Qui me fera revivre les saisons d’autrefois, comme en ces jours passés où Dieu veillait sur moi, où il faisait briller sa lampe sur ma tête et qu’avec sa lumière j’affrontais les ténèbres ? Ah ! si … Continuer la lecture

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“Il existe des lieux d’où l’on extrait l’argent, il y a des endroits où l’on affine l’or. On sait comment extraire le fer de la poussière, fondre le minerai pour en tirer le cuivre. On fait reculer les frontières des ténèbres sous terre, on explore les mines, on va chercher les pierres noires dans d’opaques ténèbres. Dans les galeries que l’on perce, à l’endroit où le pied a perdu tout appui, les mineurs se balancent, suspendus dans le vide, loin des autres humains. La terre qui nous donne le pain qui nous nourrit se voit bouleversée jusqu’en ses profondeurs, tout comme par un feu. C’est dans ses roches qu’on trouve les saphirs et la poussière d’or. L’oiseau de proie ignore quel en est le sentier, et l’oeil de l’épervier ne l’a pas repéré. Les plus fiers animaux ne l’ont jamais foulé, le lion n’y passe pas. On s’attaque au granit, on remue les montagnes jusqu’en leurs fondements. Au milieu des rochers, l’homme ouvre des tranchées : rien de précieux n’échappe à son regard. Il arrête le cours des eaux et amène au grand jour les richesses cachées. Mais, quant à la sagesse, où peut-on la trouver ? Où donc l’intelligence a-t-elle sa demeure ? L’homme ne connaît pas quelle en est la valeur, et elle est introuvable au pays des vivants.” “L’abîme affirme : « Elle n’est pas ici. » Et l’océan déclare : « Elle n’est point chez moi. » On ne peut l’acquérir avec de l’or massif, on ne peut l’acheter en pesant de l’argent. Elle ne se compare pas avec de l’or d’Ophir ou le précieux onyx, ni avec du saphir. Ni l’or, ni le cristal n’ont autant de valeur, on ne l’échange pas contre un vase d’or fin. Le corail et l’albâtre ne sont rien auprès d’elle. La sagesse vaut plus que des perles précieuses. La topaze éthiopienne n’égale pas son prix, et l’or le plus fin même n’atteint pas sa valeur.” “Mais alors, la sagesse, d’où provient-elle ? Et où l’intelligence a-t-elle sa demeure ? Elle se cache aux yeux de tout être vivant, elle se dissimule à l’oeil vif des oiseaux. L’abîme et la mort disent : « Nous avons seulement entendu parler d’elle. » Car c’est Dieu seul qui sait le chemin qu’elle emprunte. Oui, il en connaît la demeure. Car son regard parcourt le monde entier, et tout ce qui se passe sous le ciel, il le voit. C’est lui qui a fixé la pesanteur du vent, et donné leur mesure à tous les océans. Lorsqu’il a établi une loi pour la pluie, et tracé un chemin aux éclairs, au tonnerre, c’est alors qu’il l’a vue et en a fait l’éloge. Il a posé les fondements de la sagesse et l’a sondée. Puis il a dit à l’homme : « Révérer le Seigneur, voilà la vraie sagesse ! Se détourner du mal, voilà l’intelligence ! »” (Job 28:1-28 Sem)

“Il existe des lieux d’où l’on extrait l’argent, il y a des endroits où l’on affine l’or. On sait comment extraire le fer de la poussière, fondre le minerai pour en tirer le cuivre. On fait reculer les frontières des … Continuer la lecture

Publié dans Non classé | Commentaires fermés sur “Il existe des lieux d’où l’on extrait l’argent, il y a des endroits où l’on affine l’or. On sait comment extraire le fer de la poussière, fondre le minerai pour en tirer le cuivre. On fait reculer les frontières des ténèbres sous terre, on explore les mines, on va chercher les pierres noires dans d’opaques ténèbres. Dans les galeries que l’on perce, à l’endroit où le pied a perdu tout appui, les mineurs se balancent, suspendus dans le vide, loin des autres humains. La terre qui nous donne le pain qui nous nourrit se voit bouleversée jusqu’en ses profondeurs, tout comme par un feu. C’est dans ses roches qu’on trouve les saphirs et la poussière d’or. L’oiseau de proie ignore quel en est le sentier, et l’oeil de l’épervier ne l’a pas repéré. Les plus fiers animaux ne l’ont jamais foulé, le lion n’y passe pas. On s’attaque au granit, on remue les montagnes jusqu’en leurs fondements. Au milieu des rochers, l’homme ouvre des tranchées : rien de précieux n’échappe à son regard. Il arrête le cours des eaux et amène au grand jour les richesses cachées. Mais, quant à la sagesse, où peut-on la trouver ? Où donc l’intelligence a-t-elle sa demeure ? L’homme ne connaît pas quelle en est la valeur, et elle est introuvable au pays des vivants.” “L’abîme affirme : « Elle n’est pas ici. » Et l’océan déclare : « Elle n’est point chez moi. » On ne peut l’acquérir avec de l’or massif, on ne peut l’acheter en pesant de l’argent. Elle ne se compare pas avec de l’or d’Ophir ou le précieux onyx, ni avec du saphir. Ni l’or, ni le cristal n’ont autant de valeur, on ne l’échange pas contre un vase d’or fin. Le corail et l’albâtre ne sont rien auprès d’elle. La sagesse vaut plus que des perles précieuses. La topaze éthiopienne n’égale pas son prix, et l’or le plus fin même n’atteint pas sa valeur.” “Mais alors, la sagesse, d’où provient-elle ? Et où l’intelligence a-t-elle sa demeure ? Elle se cache aux yeux de tout être vivant, elle se dissimule à l’oeil vif des oiseaux. L’abîme et la mort disent : « Nous avons seulement entendu parler d’elle. » Car c’est Dieu seul qui sait le chemin qu’elle emprunte. Oui, il en connaît la demeure. Car son regard parcourt le monde entier, et tout ce qui se passe sous le ciel, il le voit. C’est lui qui a fixé la pesanteur du vent, et donné leur mesure à tous les océans. Lorsqu’il a établi une loi pour la pluie, et tracé un chemin aux éclairs, au tonnerre, c’est alors qu’il l’a vue et en a fait l’éloge. Il a posé les fondements de la sagesse et l’a sondée. Puis il a dit à l’homme : « Révérer le Seigneur, voilà la vraie sagesse ! Se détourner du mal, voilà l’intelligence ! »” (Job 28:1-28 Sem)

“Job prononça un nouveau discours : Par le Dieu vivant qui refuse de me rendre justice et par le Tout-Puissant qui m’a aigri le coeur, tant qu’un reste de vie subsistera en moi, et tant que le souffle de Dieu sera dans mes narines, je jure que mes lèvres ne diront rien de faux et que, jamais, ma langue ne dira de mensonge. Loin de moi la pensée de vous donner raison ! Jusqu’à mon dernier souffle, non, je ne renoncerai pas à affirmer mon innocence. Je maintiens fermement que ma conduite est juste, je ne faiblirai pas car ma conscience ne me reproche pas ce qu’a été ma vie.” “Oh ! que ce soit mon ennemi qui soit considéré comme étant le coupable, et que mon adversaire ait le sort des méchants. Que peut espérer le méchant quand il est retranché, quand Dieu lui prend la vie ? Dieu entend-il son cri quand la détresse fond sur lui ? Trouve-t-il du plaisir auprès du Tout-Puissant ? Lui adressera-t-il sa prière en tout temps ?” “Je vous enseignerai quelle est l’action de Dieu ; je ne cacherai pas ce que désire le Tout-Puissant. Vous tous, vous le savez fort bien ! Alors pourquoi vous perdre dans des raisonnements absurdes ? Voici la part que Dieu a réservée pour le méchant, et le lot qu’un tyran reçoit du Tout-Puissant : si ses fils sont nombreux, le glaive les attend, et ses petits-enfants souffriront de la faim. La peste engloutira tous ceux qui survivront, leurs veuves elles-mêmes ne les pleureront pas. S’il amasse l’argent comme de la poussière, et, comme de la boue, entasse des habits, qu’il les entasse donc : le juste s’en revêtira, les innocents auront son argent en partage. La maison qu’il bâtit vaut celle d’une teigne, c’est comme la cabane que se fait un guetteur. Il se couche avec ses richesses, c’est la dernière fois. Lorsqu’il ouvre les yeux, il ne retrouve rien. Les terreurs le submergent comme une inondation au milieu de la nuit, un tourbillon l’enlève. Le vent d’orient l’emporte et le fait disparaître, il l’arrache à son lieu. On lance contre lui des flèches sans pitié. Lui s’efforce de fuir cette main menaçante. On applaudit sa ruine. Du lieu qu’il habitait, on siffle contre lui.” (Job 27:1-23 Sem)

“Job prononça un nouveau discours : Par le Dieu vivant qui refuse de me rendre justice et par le Tout-Puissant qui m’a aigri le coeur, tant qu’un reste de vie subsistera en moi, et tant que le souffle de Dieu sera … Continuer la lecture

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“Job répondit : Oui, maintenant encore, ma plainte est faite de révolte :je fais tous mes efforts pour étouffer mon cri. Si je pouvais savoir où je trouverais Dieu, je me rendrais alors jusqu’à sa résidence, je pourrais, devant lui, plaider ma juste cause, et j’aurais bien des arguments à présenter. Je saurais sa réponse, je comprendrais enfin ce qu’il cherche à me dire. Emploierait-il sa grande force pour plaider contre moi ? Bien au contraire ! Mais lui du moins, il me prêterait attention. Il reconnaîtrait bien que c’est un homme droit qui s’explique avec lui. Alors j’échapperais pour toujours à mon juge.” “Mais, si je vais à l’est, il n’y est pas, si je vais à l’ouest, je ne l’aperçois pas. Si je le cherche au nord, je ne peux pas l’atteindre. Se cache-t-il au sud ? Jamais je ne le vois. Cependant, il sait bien quelle voie j’ai suivie. Qu’il me passe au creuset, j’en sortirai pur comme l’or. Car j’ai toujours suivi la trace de ses pas. J’ai marché sur la voie qu’il a prescrite. Je n’ai pas refusé d’obéir à ses ordres. J’ai fait plier ma volonté pour obéir à ses paroles.” “Mais lui, lorsqu’il décide, qui le fera changer ? Et tout ce qu’il désire il l’exécute. Oui, il accomplira le décret qu’il a pris à mon sujet, comme tant d’autres qu’il a mis en réserve. C’est pourquoi devant lui je suis plein d’épouvante et, plus j’y réfléchis, plus je suis effrayé. Dieu m’a découragé : le Tout-Puissant m’a rempli d’épouvante. Car ce ne sont pas les ténèbres qui me réduisent au silence ni cette obscurité qui a tout recouvert.” (Job 23:1-17 Sem)

“Job répondit : Oui, maintenant encore, ma plainte est faite de révolte :je fais tous mes efforts pour étouffer mon cri. Si je pouvais savoir où je trouverais Dieu, je me rendrais alors jusqu’à sa résidence, je pourrais, devant lui, plaider ma … Continuer la lecture

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“Eliphaz de Témân prit la parole et dit : Dieu aurait-il besoin des services d’un homme ? Le sage ne sert qu’à lui-même ! Importe-t-il au Tout-Puissant que tu sois juste ou non ? Quel intérêt a-t-il à te voir vivre d’une façon intègre ? Crois-tu qu’il te fait des reproches, qu’il te traîne en justice, pour ton amour pour lui ?” “Ne t’es-tu pas rendu coupable de nombreux torts ? Oui, tes péchés sont innombrables. Tu prenais sans raison des gages de tes frères, et, de leurs vêtements, tu dépouillais les gens jusqu’à les laisser nus. Tu ne donnais pas d’eau à l’assoiffé et, à qui avait faim, tu refusais le pain. Tu livrais le pays à l’homme violent et tu y installais qui te favorisait. Tu renvoyais les veuves sans rien leur accorder et tu brisais la force des orphelins. Voilà pourquoi des pièges sont tendus tout autour de toi, voilà pourquoi soudain des frayeurs t’épouvantent. Ne vois-tu donc pas ces ténèbres, toute cette eau qui te submerge ? Dieu n’habite-t-il pas tout là-haut dans le ciel ? Vois la voûte étoilée, comme elle est élevée ! Mais toi, tu dis : « Dieu, que peut-il savoir ? Peut-il exercer la justice à travers les nuées ? Les nuages le cachent et il ne peut pas voir, tandis qu’il se promène sur le pourtour du ciel. »” “Tiens-tu donc à rester sur cet ancien sentier, suivi depuis toujours par ceux qui font le mal ? Qui, prématurément, sont retranchés et dont les fondements sont comme un fleuve qui s’écoule ? Eux qui disaient à Dieu : « Eloigne-toi de nous ! » et : « Que pourrait nous faire le Tout-Puissant ? » Et, pourtant, il comblait leurs maisons de bien-être. Mais loin de moi l’idée de suivre leurs conseils. Car les justes verront leur ruine et ils se réjouiront, ceux qui sont innocents les railleront, disant : « Voilà nos adversaires : ils sont anéantis et ce qui restait d’eux le feu l’a dévoré. »” “Accorde-toi donc avec Dieu, fais la paix avec lui. Ainsi tu connaîtras de nouveau le bonheur. Accepte l’instruction émanant de sa bouche, prends à coeur ses paroles. Si tu reviens au Tout-Puissant tu seras rétabli, tu feras disparaître le crime de ta tente. Si tu jettes l’or pur dans la poussière et l’or d’Ophir aux cailloux du torrent, alors le Tout-Puissant sera pour toi de l’or, et des monceaux d’argent, car alors tu feras tes délices du Tout-Puissant, tu lèveras le visage vers Dieu. Oui, tu l’imploreras, et il t’exaucera, et tu t’acquitteras des voeux que tu as faits. Aux décisions que tu prendras répondra le succès, et, sur tous tes chemins, brillera la lumière. Et si quelqu’un est abattu, tu le relèveras, car Dieu vient au secours de qui baisse les yeux. Il délivrera même celui qui est coupable. C’est grâce à tes mains pures que cet homme sera sauvé.” (Job 22:1-30 Sem)

“Eliphaz de Témân prit la parole et dit : Dieu aurait-il besoin des services d’un homme ? Le sage ne sert qu’à lui-même ! Importe-t-il au Tout-Puissant que tu sois juste ou non ? Quel intérêt a-t-il à te voir vivre d’une façon intègre ? … Continuer la lecture

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“Job répondit : Ecoutez, je vous prie, écoutez ce que je vous dis, accordez-moi du moins cette consolation. Supportez que je parle et, quand j’aurai parlé, vous pourrez vous moquer. Est-ce contre des hommes que se porte ma plainte ? Comment ne pas perdre patience ! Retournez-vous vers moi, vous serez stupéfaits au point de perdre la parole. Moi-même quand j’y songe, j’en suis épouvanté, et un frisson d’horreur s’empare de mon corps.” “Pourquoi les gens qui font le mal demeurent-ils en vie ? Pourquoi vieillissent-ils, en reprenant des forces ? Leur descendance s’affermit à leurs côtés, et leurs petits-enfants prospèrent sous leurs yeux. Leurs maisons sont paisibles, à l’abri de la crainte, et le bâton de Dieu ne vient pas les frapper. Leurs taureaux sont toujours vigoureux et féconds, leurs vaches mettent bas sans jamais avorter. Ils laissent courir leurs enfants comme un troupeau d’agneaux, et leurs fils vont s’ébattre. Au rythme des cymbales et de la lyre, ils chantent, ils se réjouissent en jouant de la flûte. Ainsi leurs jours s’écoulent dans le bonheur et c’est en un instant qu’ils rejoignent la tombe. Or, ils disaient à Dieu : « Retire-toi de nous, nous n’avons nulle envie de connaître la vie que tu voudrais que nous menions. Qu’est donc le Tout-Puissant pour que nous le servions ? Qu’y a-t-il à gagner à lui adresser des prières ? » Le bonheur de ces gens n’est-il pas dans leurs mains ? Mais loin de moi l’idée de suivre leurs conseils !” “Voit-on souvent s’éteindre la lampe des méchants, ou bien la ruine fondre sur eux ? Dieu leur assigne-t-il leur part de sa colère ? Quand sont-ils pourchassés comme une paille au vent ou comme un brin de chaume qu’emporte la tempête ? Dieu réserverait-il aux enfants du méchant la peine qu’il mérite ? Ne devrait-il pas au contraire l’infliger au méchant lui-même pour qu’il en tire la leçon ? Que, de ses propres yeux, il assiste à sa ruine et qu’il soit abreuvé de la fureur divine. Que lui importe donc le sort de sa maison quand il ne sera plus, quand le fil de ses mois aura été tranché ? Pourrait-on enseigner quelque savoir à Dieu, à ce Dieu qui gouverne tous les êtres célestes ? Un tel meurt plein de force, dans la sérénité, et en toute quiétude. Ses flancs sont pleins de graisse et ses os pleins de moelle. Tel autre va s’éteindre l’amertume dans l’âme, sans avoir goûté au bonheur. Et tous deux, ils se couchent dans la poussière et ils sont recouverts par la vermine.” “Oui, vos pensées, je les connais, les réflexions que vous vous faites à mon sujet. Vous me demanderez : « Où donc est maintenant la maison du tyran ? Qu’est devenue la tente qu’habitaient les méchants ? » Mais interrogez donc les passants du chemin, et ne contestez pas les preuves qu’ils apportent. Oui, le jour du désastre épargne le méchant, au jour de la colère, il est mis à l’abri. Qui osera lui reprocher en face sa conduite ? Et qui lui paiera de retour tout le mal qu’il a fait ? Il est porté en pompe au lieu de sépulture, on veille sur sa tombe. Les mottes du vallon qui recouvrent son corps lui sont légères. Tout un cortège a marché à sa suite, des gens sans nombre l’ont précédé. Comment donc m’offrez-vous des consolations vaines ? Car, vraiment ce qui reste de toutes vos réponses, ce n’est que fausseté.” (Job 21:1-34 Sem)

“Job répondit : Ecoutez, je vous prie, écoutez ce que je vous dis, accordez-moi du moins cette consolation. Supportez que je parle et, quand j’aurai parlé, vous pourrez vous moquer. Est-ce contre des hommes que se porte ma plainte ? Comment ne … Continuer la lecture

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